Le Parlement suisse a adopté, lors de sa session d’été, la motion « Ettlin », donnant la primauté aux conventions collectives de travail de force obligatoire sur les salaires minimums cantonaux. Le PST-POP soutient le référendum lancé par l’Union syndicale suisse.

Une attaque aux droits des travailleurs et des travailleuses

La motion Ettlin prévoit de faire primer les conventions collectives de travail de force obligatoire sur les salaires minimums cantonaux. Même si des exceptions sont aujourd’hui prévues pour les salaires minimums existants à Genève et à Neuchâtel, ces garanties demeurent précaires et ne sauraient constituer une réponse satisfaisante.

Rien ne permet en effet d’affirmer que les majorités bourgeoises ne reviendront pas demain sur ces exceptions. Les dérogations accordées aujourd’hui peuvent être supprimées demain, malgré la volonté populaire.

La motion Ettlin remet en cause ce principe en accordant la primauté à certaines conventions collectives, y compris lorsque celles-ci prévoient des salaires inférieurs aux minima légaux. Elle ouvre ainsi la voie à une concurrence salariale vers le bas et limite la capacité des cantons à protéger les revenus les plus modestes.

Une lutte pour l’amélioration des conditions de travail

Mais le problème est plus profond. Notre objectif n’est pas de préserver quelques îlots de protection salariale dans deux cantons. Nous défendons au contraire l’extension des salaires minimums cantonaux à l’ensemble des cantons qui souhaitent les instaurer. Les travailleuses et travailleurs de Zurich, Berne, Vaud, Fribourg ou du Tessin méritent les mêmes protections que celles obtenues à Genève ou à Neuchâtel. Les salaires minimums cantonaux sont des instruments de politique sociale destinés à lutter contre la pauvreté laborieuse et le dumping salarial. Ils garantissent qu’un emploi permette de vivre dignement.

Les salaires minimums ne doivent pas être considérés comme des exceptions tolérées, mais comme des instruments légitimes de justice sociale que d’autres cantons doivent pouvoir adopter. C’est pourquoi le PST-POP exige :

  • un salaire minimum national permettant de vivre dignement ;
  • l’indexation des salaires, des rentes et des prestations sociales sur le coût de la vie ;
  • une protection forte des salaires et contre les licenciements.

Nous appelons donc la population à soutenir le référendum de toutes les manières : signez, faites signer autour de vous et diffusez partout où vous le pourrez.

Le PST-POP continuera à défendre de manière cohérente les droits des travailleuses et travailleurs et à lutter contre la pauvreté, afin de permettre à toutes et tous de vivre dans la dignité.

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