Les nouvelles révélations sur l’affaire du bouclier fiscal confirment l’ampleur d’un scandale d’État : pendant des années, des contribuables parmi les plus fortunés ont bénéficié d’un dispositif appliqué de manière contraire à la loi, privant les finances publiques de plus de 200 millions de francs. Le POP rappelle que l’application fautive du bouclier fiscal a été faite durant l’ère du PLR Pascal Broulis. Ce dernier représente actuellement 50% des Vaudoises et des Vaudois, le POP estime qu’il n’a plus la légitimité et la confiance de la population et appelle à sa démission immédiate du Conseil des Etats.
Dans le même temps, le Conseil d’État, main dans la main avec les milieux patronaux et la droite parlementaire, prétend aujourd’hui qu’il faut réduire les dépenses, attaquer les prestations publiques et remettre en cause les subsides d’assurance-maladie dont dépendent des dizaines de milliers de ménages vaudois.
Pour le POP, cette politique est inacceptable. Il est temps de rompre avec les logiques d’austérité qui font payer la facture à la population alors que les cadeaux fiscaux aux plus riches ont affaibli les recettes publiques. Les ressources existent pour financer des services publics de qualité, renforcer le pouvoir d’achat et garantir l’accès aux soins.
Face au bouclier fiscal des privilégiés, le POP Vaud exige la mise en place d’un véritable bouclier social : maintien et automaticité des subsides d’assurance-maladie, protection des prestations publiques et fiscalité réellement redistributive. La population ne doit pas payer le prix des erreurs et des privilèges accordés à une minorité fortunée. Ce scandale montre que le combat de classe est plus que jamais d’actualité Nous appelons à une large mobilisation afin de pousser ces revendications.

