Certains ont voulu nous faire croire que l’acceptation de l’initiative Minder changeait de fond en comble tous les rapports économiques dans la société suisse. Il n’en est rien, que les actionnaires aient plus de droits face à leurs conseils d’administration, cela ne change rien à la condition des travailleuses/travailleurs les plus mal lotis. Dans les mois à venir il y aura de grands et importants combats à mener. Mettre un terme à la pratique scandaleuse des cadeaux fiscaux faits aux plus riches, individus et entreprises. Il y aura également l’initiative des jeunes socialistes 1:12 et dans la même ligne, probablement une des initiatives très importantes de ces dernières années, l’introduction du salaire minimum qui au départ rappelons-le quand même, est une initiative cantonale du POP vaudois que peu avaient soutenu.
4000 C’EST POSSIBLE !
Les partis de gauche, syndicats et associations se sont toujours battus pour que chaque travailleuse/travailleur puisse vivre dignement de son salaire. 4000 aujourd’hui cela ne représente pas grand-chose. Quand j’étais collégien dans la toute nouvelle section économique, nous apprenions que le montant du loyer ne devait pas excéder 20% du salaire! Aujourd’hui pour certains on est plutôt proche de 50%, si on y ajoute l’assurance maladie obligatoire, même avec la franchise maximum, plus les autres charges fixes, cela signifie que lorsqu’on appartient à cette catégorie de salarié, on a droit ni aux vacances, ni aux loisirs pour ses enfants. Dans notre pays il y a encore des milliers de travailleuses/travailleurs qui ne gagnent même pas ce montant. Nous savons déjà que rien ne retiendra les représentants du patronat, ni la dépense, ni les arguments mensongers pour combattre ce droit minimum. Ces gens-là préfèrent bien sûr sous-payer leurs employés et faire prendre en charge, le cas échéant, le reste par la collectivité publique au travers de l’aide sociale. Ces pilleurs sociaux ont un numéro de cirque, le patronat sous-paye et leurs représentants au parlement UDC/PLR taillent dans les assurances sociales. Il nous faudra une mobilisation sans faille pour gagner ces justes combats.
Gavriel Pinson

