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Il y a une année, nous avions posé une question orale à la Municipalité pour connaître sa position par rapport au concept d’organiser des soldes et l’extension des horaires d’ouverture de grosses enseignes qui a lieu depuis quelques années le dernier vendredi de novembre, engendrant une surconsommation grâce à des prix cassés, des promotions et de fausses bonnes affaires dans un temps limité.

Le 14 janvier 2020, nous avons déposé une interpellation qui demandait à la Municipalité comment elle pouvait accepter en autorisant, via la police du commerce, cette pratique destructrice de la planète, des goûts et des besoins de la population, qui fait appel à des méthodes de manipulation et qui est néfaste pour les petits commerces locaux qui ne peuvent pas rentrer dans cette folie concurrentielle. La réponse de la Municipalité s’est concentrée sur l’aspect formel sans répondre à la question politique, en indiquant qu’aucun motif n’est requis pour justifier ces soldes et que les commerces peuvent avoir des ouvertures prolongées quatre fois par année, selon l’article 14bis RHOM concernant les ventes privées.

Pourtant, la Ville de Lausanne aurait plein de raisons de ne pas accepter de telles pratiques : des raisons écologiques (prendre position en faveur du climat c’est bien, mais des gestes concrets… c’est mieux!), des raisons économiques, des raisons sociales … et nous pouvons également y ajouter maintenant des raisons sanitaires. En effet, nous avons vu que dans d’autres villes Suisses (par exemple, Zurich), la frénésie des soldes dans les supermarchés a provoqué des foyers d’infection. De plus, la Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL) critique cette pratique qui limite les marges des commerçants et ne peut donc profiter qu’aux grandes chaînes, et défavoriser encore plus le commerce local en termes de concurrence1•

Etant donné que la date du 27 novembre approche et que l’urgence demandée pour traiter cette interpellation n’a pas été acceptée, nous souhaitons poser à la Municipalité les questions suivantes :

Combien et quels commerces ont demandé à participer à cet évènement cette année ?
La Municipalité ne considère-t-elle pas cette pratique incompatible, non seulement avec la crise climatique, mais aussi avec la crise sanitaire et notamment avec le semi-confinement prononcé le 3 novembre par le conseil d’Etat vaudois, qui interdit les manifestations privés et publiques dépassant cinq personnes (bien que cette interdiction ne s’applique pas aux commerces non essentiels) ?
Pour quelles raisons la Munlcipalité accorde des extensions d’horaire, en période de semi- confinement, pour une opération qui est aussi purement marchande qu’elle est anti-écologique; de plus elle ne concerne ni les commerces essentiels et défavorise le commerce de proximité ?
Que compte-t-elle faire pour protéger la population et empêcher des attroupements dangereux lors de cet évènement ?

Nous remercions d’avance la Municipalité de répondre à ces questions, si possible avant le 27 novembre.

Interpellation déposée par Laura Manzoni au Conseil communal de Lausanne

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