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Le Conseil fédéral a débloqué plus de 42 milliards pour aider les différents secteurs de l’économie frappés par l’arrêt de leurs activités dû au coronavirus, décision que j’approuve et salue!

Hélas, le secteur de l’économie domestique a été tout simplement oublié. En effet, ces femmes et hommes, Suisses et Suissesses ou migrant·e·s avec et sans permis, qui font le ménage et gardent les enfants chez les médecins, avocats, ingénieurs, enseignants, banquiers, politiciens et grandes fortunes de ce pays n’ont pas bénéficié de cette aide.

Notre gouvernement a annoncé que le secteur de l’économie domestique ne pourra pas bénéficier de cette aide parce que sa mise en place était «trop compliquée». C’est injuste et lamentable que ces personnes n’en bénéficient pas. Ladite autorité, en prenant cette décision, a fait preuve d’un manque

Ces femmes et hommes payent leurs impôts, leurs charges sociales et participent pleinement à la prospérité économique de la Suisse. Malgré cela, elles et ils ne peuvent pas bénéficier du chômage technique (réduction de l’horaire de travail) et se trouvent actuellement sans aucun revenu pour subvenir à leurs besoins, car leurs employeurs leur ont demandé de rester à la maison. Il est pourtant du devoir de ces derniers de veiller à ce que leurs employé·e·s aient un revenu durant cette période. Néanmoins, nous savons que dans de nombreux cas, il n’en sera rien. Et leur personnel n’osera pas l’exiger, en raison de sa situation précaire.

Révélatrice des inégalités sociales qui frappent de nombreuses personnes, cette crise est aussi une occasion de réfléchir aux moyens qui permettraient de mieux inclure la population précaire, en considérant sa participation aux tâches nécessaires au fonctionnement de l’économie.

Une réalité à prendre en compte

Une solution immédiate pour elle est fondamentale, afin d’éviter de plonger ces personnes dans une misère encore plus grande que celle dans laquelle elles se trouvaient auparavant. Mais dans le même élan, une perspective plus inclusive doit être envisagée. Les politiques à l’égard des étrangers et des étrangères doivent prendre en compte la réalité de ces personnes et de l’économie qui les emploie.

Il est donc impératif que, d’une part, les autorités cantonales supplantent l’autorité fédérale et viennent en aide à toutes ces personnes en mettant en place un fonds d’urgence, et d’autre part que les employeurs, qui n’ont pas versé le salaire prennent leurs responsabilités. Ceci permettra de garantir l’égalité de traitement inscrit dans la Constitution, le respect des droits de ces femmes et hommes et la reconnaissance de leur travail.

Texte de Byron Allauca, conseiller communal Fourmi rouge à Renens, président du Collectif vaudois de soutien aux sans Papiers (CVSSP) Publié dans le journal 24heures

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