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Dans la séance du mercredi 21 novembre 2017 au conseil communal lausannois, le municipal P-A Hildebrand avait défendu bec et ongles la police Lausannoise, en affirmant que celle-ci n’était pas à l’origine des contrôles excessifs effectués par les membres du corps policier autour du SleepIn de Renens. Face à cette défense, des membres de différents collectifs se sont posés la question, si ce n’est pas la police lausannoise, qui est-ce donc ?

Entre 40 et 80 personnes n’ont pas de place pour dormir à l’intérieur, donc ils dorment d’hors, chaque nuit, contrôlées autour du SleepIn.  Elles sont victimes, entre autres, de profilage racial, de perquisitions vers 2-3 heures du matin, sont gazées, principalement au niveau du visage, et elles subissent des perquisitions, notamment de leurs sacs de couchage. Certains se sont même vus confisquer leur argent et leurs téléphones portables sans aucune justification ni moyen de les récupérer. Je vous rappelle que les policiers sont des fonctionnaires de l’Etat ou des fonctionnaires publics. Dès lors, nous sommes face aux actes de violence et d’abus de pouvoir commis par des fonctionnaires publics.

Tous les regards se tournent vers Renens, sur la police de l’Ouest lausannois, son commandant le Major Fréderic Schaer et la Municipalité de Renens. Selon la division des pouvoirs, qui doit être la règle d’après la Cst-Suisse, nous avons le droit de savoir si la Police de l’Ouest est impliquée dans ces faits et , cas échéant, de savoir qui a ordonné ces pratiques à l’encontre de ces sans-abris. Le conseil communal n’est pas seulement ici pour approuver les budgets de la police, il est aussi là pour demander des comptes quant au respect des règles établies.

Nous tenons à signaler que la population vulnérable, en termes d’habitation et de revenu, n’a pas les moyens de dénoncer, ni de porter plainte. Certains ont peur, ne connaissent pas les procédures ou ignorent simplement qu’ils ont des droits.

Le Conseil communal souhaite recevoir des clarifications de la part des agents de la Police, car son autarcie est propre aux dictatures et ici, heureusement, nous sommes en démocratie. Dès lors, le contrôle politique fait partie des fonctions du Conseil communal qui doit revêtir la fonction d’autorité de surveillance contre ceux qui ont ordonné ce traitement inhumain à l’encontre de la population précaire et ainsi dénoncer les responsables auprès des autorités compétentes.  Pour cela, nous demandons ;

  • La création d’une commission du conseil communal afin d’étudier la question ;
  • à la municipalité de rendre un rapport sur les opérations effectuées par la Police de l’Ouest lausannois ;
  • aux responsables politiques et aux municipaux de l’Ouest lausannois de prendre des mesures pour loger les sans-abris durant la période hivernale et ainsi éviter la répétition de situations semblables à la fois pour les sans-abris que pour la Police.
  • au commandant de la police de l’Ouest lausannois, s’il s’avère que les membres de la POLOuest sont impliqués dans ces pratiques, de rappeler à ceux-ci qu’ils sont tenus aux règles de déontologie de la Police.
  • Finalement, face à la crise dans l’accueil d’urgence des personnes sans-abri, une coordination entre les communes de l’ouest lausannois est impérative afin de chercher de solutions à long terme.

En vous remerciant de votre attention,

Marie SCHNEIDER, Verena BERSET, Johnson BASTIDAS, Reza SAFAI, Martha BEJARANO,

Conseillers communaux Fourmi rouge. Renens

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